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 Sita se perdant dans l'obscur de la Nuit | 2.P Caractère + Histoire

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Alice
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MessageSujet: Sita se perdant dans l'obscur de la Nuit | 2.P Caractère + Histoire   Dim 2 Avr - 13:47

Chut. Tais-toi. Ne dis rien. Ils ne comprendraient pas. - Sita renversant le cours du Temps

AGE : 78 lunes
SEXE : Femelle
TROUPE : Embrumée
RANG : Chasseuse
BUT : Ne jamais leur dire, toujours leur cacher, ne rien avouer, tout garder pour moi, ne pas les détruire, rester aussi saine que je peux encore l'être, ne jamais le revoir, ne jamais y repenser, vivre comme si de rien n'était, sourire même faussement, toujours se montrer rassurante. Survivre pour ne pas dépérir.

PHYSIQUE : Joliment jolie.
C'est ce que l'on pourrait penser de moi.
Mais je n'ai plus l'âge n'est-ce pas ? Plus maintenant.
On dira simplement que je suis une ancienne jolie femelle, c'est vrai quoi, qui aimerait encore une vieille chatte comme moi, quoique, soixante dix huit lunes, ce n'est que six ans et demi. Oh seigneur, j'ai encore l'âge d'avoir des chatons. Enfin, là n'est pas le sujet. Surtout pas.
Bref.
J'ai un pelage un peu délavé. Non, je plaisante. Ou pas, je ne sais pas trop. Dans tous les cas, mon pelage est d'une agréable couleur crème variant un peu en se mélangeant avec un peu de roux clair un peu partout mais surtout sur ma queue qui, quant à elle, est assez longue, me garantissant ainsi une équilibre parfait. Enfin, me garantissait plutôt. Je commence à me faire un peu vieille. Je crois. Peut-être n'est-ce que dans ma tête ? Pour continuer sur mon pelage, je ne peux que rajouter qu'il est assez fin malgré le fait que mes poils sont longs. La longueur n'a rien à voir avec l'épaisseur après tout. N'est-ce pas ?
Que dire d'autre hum, je ne suis pas spécialement grande mais pas non plus spécialement petite, je fais plus ou moins la même taille que les autres membres de ma Troupe. Mon fils est un peu plus grand que moi, lui. Mais dans son cas, c'est normal, il est plus costaud, il a la chance - malchance pour moi, sa pauvre mère - d'avoir une carrure athlétique qui n'est pas sans rappeler que ce n'est pas de moi qu'il l'a héritée. Moi je suis plus fine, plus svelte, plus élancée. Quand je serai une vieille croulante, je ressemblerai sans doute à un squelette tout maigre avec à peine plus que la peau sur les os.
Oh et il y a mes cicatrices. Cicatrices de guerre, cicatrices de lutte, de douleur, de traumatisme. Ne parlons pas encore des cicatrices du coeur. Parlons de celles qui sont physique, qui seront présentes éternellement. J'en ai quelques-unes. Sur les épaules, principalement. Mais celles-ci sont anciennes, elles ne se voient plus. Moi je les vois, moi je les sens.
Moins important, j'en ai une qui me barre le flanc gauche, souvenir, trophée de guerre. Cette guerre ayant eu lieu quand ces maudits Clans ont fait irruption dans le quotidien des deux Troupes.
Bon, passons à la vitesse supérieure.
Mon visage.
Il est plutôt normal, pas très allongé, pas très rond non plus, il n'a plus aucune courbes enfantines, ce qui est bien normal à mon âge. J'ai des oreilles un peu plus grandes qu'elles ne devraient l'être mais je m'en fiche un peu, ça m'est bien égal. Plus les gens peuvent me trouver laide, mieux je me porte. Je me sens mieux en me disant que je suis laide. Beaucoup mieux. Oh, je ne vais pas vous ennuyer avec ça, de toute façon, je n'ai aucune envie de m'épancher là-dessus. Passons sur la laideur de mes oreilles - c'est ridicule non ? - il y a la beauté de mes yeux. Je les trouve beaux, moi. Ils sont assez grands, ils n'ont pas de forme particulière, ce sont juste des yeux en somme. Mais leur couleur est belle. Une jolie nuance de noisette, un marron pas très onctueux mais nuancé, clair, pailleté d'or.
J'ai un joli regard.
Un joli regard pour observer une terre immonde.

CARACTERE : Mon caractère...
Êtes-vous réellement sûrs de bien vouloir me cerner ?
Soit. On fera comme vous le voudrez mais ne vous étonnez pas si, à la fin de ce court et second récit, vous ne voulez plus vous préoccuper de ma personne. Mais pour que vous puissiez espérer comprendre la teneur de mes propos, je vais vous faire une présentation un peu particulière, constituée d'un avant, ainsi que d'un après. Avant l'incident. Après l'incident. Autrement dit, maintenant.

En général, je ne vais pas trop m'épancher trop là-dessus, je dirais que je suis intelligente. Sous une certaine forme. Je sais être logique et utiliser des stratégies, je sais mettre en oeuvre ce que j'ai appris. Je sais ne pas faire deux fois les mêmes erreurs. Surtout pas.
Je suis observatrice, je l'étais déjà avant mais je le suis devenue encore plus après. J'observe tout, je remarque tout ce que je peux, je suis prudente. Je fais mon possible pour ne jamais être surprise. Pour ne plus jamais avoir de mauvaises, très mauvaises surprises.
Je ne suis pas impulsive. Je suis réfléchie. Je réfléchis avant d'agir, je pense aux conséquences, à ce qu'elles peuvent changer ou non. Je l'étais déjà. Je le suis encore plus. Prudente et réfléchie, oh oui. Il faut que je le sois. Si je ne le suis pas, plus, je cours à ma perte.
Quelques défauts ? D'accord.
Jalouse et incapable de supporter les attaques personnelles. Je n'aime pas que l'on se moque de moi, que l'on s'amuse à me faire souffrir, à m'entendre bégayer, je n'aime pas que l'on se foute ouvertement de ma tronche. Je n'aime pas que l'on parle dans mon dos.
Je n'aime pas les personnes s'approchant de mon entourage, de ceux que j'aime, je n'aime pas que des étrangers s'incrustent comme ça, par ci par là, espérant trouver leur place au sein de mon entourage. Je déteste me voir me faire remplacer, constater que l'on peut se passer de moi au profit d'un autre.
Je ne supporte plus que l'on m'abandonne.

Avant, je rayonnais. J'étais quelqu'un de bien, toujours le sourire aux lèvres, tristement naïve, je croyais tout et n'importe quoi, j'aimais me laisser aller à rire pour un rien, pour des broutilles. Je ne supportais pas que les choses n'aillent pas bien, je n'aimais pas voir les autre souffrir. J'étais rayonnante, oui, c'est bien le mot. Bavarde comme il n'était pas permis de l'être, j'aimais écouter et comprendre tout comme j'aimais parler pour combler un silence.
Je n'aimais pas le silence.
Trop présent, trop pesant, trop inquiétant.
J'étais bavarde, mais je laissais aussi les gens parler, j'écoutais, j'essayais d'aider, je faisais mon possible, je voulais me rendre utile, je voulais que l'on m'aime, je voulais me démener, mériter l'amour, l'affection des gens, je voulais être la meilleure, celle que l'on évoque avec une étincelle de joie dans la voix quand l'on parle.
Avant, j'étais la première levée, la dernière couchée, volontaire pour la plupart des patrouilles, n'hésitant jamais à chasser pour quatre. J'étais un petit rayon de soleil, la brise qui éloignait les nuages noirs loin, très loin.
J'étais vive, énergique et dynamique, enjouée, pleine de vie et avide d'aider.
J'étais épuisante et fatigante mais aimante et attentionnée.
Mais plus que tout, j'étais naïve.
Et c'est ma naïveté qui a fini par me perdre.

Et il y a maintenant.
Il y a maintenant parce qu'il s'est passé quelque chose il y a maintenant quarante-huit lunes. Maintenant. Ce mot est partout. Parce sans ce qu'il s'est passé il y a quarante-huit lunes, il n'y aurait pas de maintenant et maintenant, je ne serais pas comme ça.
Mais ça c'est passé.
Alors maintenant je dois changer mon récit.
Parce que maintenant je ne suis pas claire maintenant je ne peux plus m'exprimer comme on voudrait que je m'exprime. Maintenant mes sentiments ne sont qu'un amas de choses étranges que je peine moi-même à comprendre, un tas informe de déchets dont je n'arrive pas à parler. Je ne peux plus dire ce que je ressens. Suis-je vide ? Suis-je heureuse ? Suis-je... Non. Je ne peux pas être heureuse, je ne peux plus l'être. Je ne le suis plus depuis quarante-huit lunes. Oh bien sûr j'ai deux enfants, deux enfants magnifiques, Elyon et Anaïra mais ça ne change rien à ce qu'il s'est passé. Leur existence ne fait que me le rappeler après tout.
Enfin bref. Commençons.
J'aime le silence.
Rassurant, réconfortant, important.
Le silence est mon compagnon le plus fidèle à présent. Il est toujours là, même lorsque je parle, même lorsque l'on me parle. Ce n'est pas un silence mots, plutôt un silence d'émotions. Autrement dit, on va dire que je suis renfermée. Que je n'exprime plus grand chose. On vous dira que c'est parce que je ne sais plus faire, que je me fais vieille mais ça n'a rien à voir. D'accord, je n'arrive pas exprimer ce que je ressens. Pas à cause de la vieillesse. A cause de l'anxiété. Parce que je ne peux plus me mêler aux autres, parce que parler est devenue difficile et pourtant je le fais toujours parce que j'y suis obligée. Parce que j'ai peur de tout maintenant. Mais il ne faut pas le montrer. Alors je dis que ça va, je me colle un joli petit sourire hypocrite sur le visage pour ne pas dire que je suis triste et que ça fait quarante-neuf lunes que je me suis perdue ans un abîme sans fond. Parce que je ne suis pas prête pour les questions. Même après quarante-neuf lunes, mille quatre cent soixante douze jours, je ne suis pas prête. Peut-être parce que je ne veux pas que quiconque sache ce qu'il s'est passé. Peut-être parce que je n'ai toujours pas réalisé à quel point tout cela m'a affectée. Peut-être parce qu'on ne peut pas se remettre de ce genre de choses.
Alors je souris quand il le faut. Pas trop parce que sinon ils sauront que tout ce que je montre n'est qu'une façade que j'ai du ériger bien à contrecoeur. Et pourtant, je ne me mêle plus tant que ça aux autres. Parce qu'avec mon anxiété est venue ma méfiance. J'ai peur quand l'on me regarde trop longtemps, peur quand l'on me parle trop longtemps, je me demande ce qu'on me veut rien que lorsque l'on me sourit. Tout n'est plus que question et insécurités. Je n'arrive plus à me mêler aux autres, c'est simple. Je n'y arrive plus, c'est tout. Alors pour les éloigner lorsqu'ils viennent d'eux-mêmes, je me réfugie derrière le sarcasme, ma seule arme, ma seule défense. Le seul moyen que j'ai trouvé pour qu'on ne m'approche pas de trop près. Certains pourront dire que je suis cruelle. J'essaie juste de protéger ce qu'il reste de moi, c'est à dire pas grand chose.
Pas grand chose.
C'est drôle.
Je ne suis pas grand chose et je ne crois plus en grand chose.
C'est plutôt triste.
On vous dira que c'est la vieillesse qui fait ça, que de toute façon dans une petite vingtaine de lunes, j'irai chez les Aînés pour radoter des petits contes aux chatons mais non, ce n'est pas ça. Je ne crois plus rien, pas parce que j'ai tout vu, ce n'est pas vrai.
Je n'ai pas vu la bonté, je n'ai pas vu la compassion, je n'ai pas vu le respect d'autrui.
Je n'ai pas vu l'amour.
Tout ce que j'ai vu ce sont des mensonges, encore et toujours, des mensonges. Alors non, je ne crois plus rien, je ne crois pas en l'amitié, en l'amour, au pardon, à la compassion. Je ne crois plus qu'en la haine et encore, c'est beaucoup me demander. Je crois en l'indifférence même si je ne suis pas vraiment si indifférente que ça. Sinon je m'en serais remise. Je crois en la colère, je crois au déni mais je ne crois pas au destin ni à la justice.
Ce qui est bien, c'est que je crois que je fais peur aux chatons. Ils ne m'approchent pas et c'est plutôt bien. Je ne supporte plus le contact. De qui que ce soit. Même de mes enfants. Je n'ai jamais supporté le contact de qui que ce soit depuis quarante-neuf lunes. Je n'ai touché personne depuis mille quatre cent soixante douze jours. Enfin, presque. J'ai bien été obligée de toucher mes enfants pendant six lunes. Il fallait bien que je m'occupe d'eux. Mais je les touchais le moins possible, je prenais sur moi.
Toucher les gens me rend malade. Je ne peux pas, je ne peux juste plus. Ma litière est à bonne distance de celle des autres, ils ont bien compris que quelque chose clochait mais ils n'ont pas posé de questions. Tant mieux. Ils doivent penser que je me fais discrète. Ca ne me dérange pas. Je le suis, après tout. En même temps, je ne vais pas me comporter comme avant, à être gentille avec tout le monde, à être attentionnée et tout ça. Parce qu'il faudrait déjà que je le sois encore pour y arriver et ensuite, parce que j'étais proche des gens et ça, il faut oublier. Parce que je n'ai plus confiance en qui que ce soit, que le toucher me fait paniquer et que je n'y arrive plus.
Oh, paniquer, ça aussi c'est quelque chose qui arrive.
Quand je n'arrive plus à respirer, quand mes pattes tremblent à m'en faire tomber, la chaleur qui se répand par vagues, parfois les larmes qui montent, la nausée qui se pointe et les vertiges qui font tout tourner autour de moi, ouais ça, je connais, j'ai donné. J'en ai toujours. Quand les gens me touchent, m'effleurent trop longtemps, quand j'étouffe, entourée de trop de monde, quand je repense à ce qu'il s'est passé il y a quarante-neuf lunes.
Parce que je ne suis plus rien.
Parce que ma personnalité n'a plus rien de ce qu'elle était avant.
Parce que la vie a décidé que je n'étais qu'un jouet.
Parce que le jouet est cassé.

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