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 Kaseï contemplant les flammes du ciel

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Alice
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MessageSujet: Kaseï contemplant les flammes du ciel   Dim 26 Fév - 15:24

ÂGE : 13 lunes
SEXE : Mâle
TROUPE : Embrumée
RANG : Chasseur
BUT : Tout ce que j'ai toujours désiré dans ma vie, c'est pouvoir contempler la beauté du monde dans lequel nous vivons, cette beauté faite de petites choses qui paraissent insignifiantes mais qui pourtant contribuent grandement à me donner envie de découvrir ce monde. Concernant des choses plus proches de moi, je souhaite seulement pour être moi-même, ne plus avoir à me battre pour essayer de donner l'impression d'être tout ce que je ne suis pas. J'aimerais aussi avoir un jour le cran de passer outre les remarques passablement désagréables et dépassées, être courageux, pouvoir être plus fort que ça. M'affirmer.

PHYSIQUE : Parlons des généralités. Je suis quelqu'un de plutôt petit, ça m'énerve un peu d'ailleurs, j'aimerais bien être aussi grand que les autres chasseurs mais à la place, j'ai la taille d'un grand novice. Par contre, avec cette petitesse va ma minceur. Je n'ai jamais été très gros ni très gras, j'ai toujours été assez fin même si je mangeais beaucoup, quoique ceci était rare. Un physique assez banal n'est-ce pas ? Laissez-moi vous dire que si vous cherchez de l'extraordinaire, vous pouvez vous en aller dès maintenant, je ne vous en empêcherai pas.
Concernant les détails, on peut s'accorder sur le fait que ma fourrure est plutôt épaisse, constituée de poils épais et longs. Ses pigments sont d'une jolie couleur grise. Pourtant, mon pelage n'est pas pur, loin de là, il est strié de rayures noires et blanches un peu partout sauf sur mes pattes qui elles sont entièrement blanches et ma queue qui n'est que noire et grise.
Par rapport à mon visage, on peut dire qu'il est long et fin mais pas non plus anguleux. Après eh bien, j'ai un museau rose, comme à peu près tout le monde et des yeux d'une grandeur moyenne, cerclés de noir et colorés d'un joli vert de vase.
Voilà, c'est moi.
Moi et mon corps évité.

CARACTÈRE : Les gens pensent que je suis facile à cerner. Ils pensent que parce que je suis différent, je suis une femelle, ils pensent que je suis fragile, que j'ai peur de tout, que je ne suis pas courageux, que j'accorde de l'importance à mon apparence ou à tout un tas de choses superficielles.
Mais je ne suis pas comme ça.
Je vous en prie.
Apprenez à me connaître réellement.

La première chose que vous pouvez comprendre en me voyant, c'est que je suis timide. J'ai du mal à m'exprimer franchement tout en étant assuré, j'ai du mal parce que j'ai toujours eu peur du jugement et du regard des autres, c'est assez banal comme peur, j'en conviens, mais, chez moi, c'est ainsi. Je ne vais non plus très naturellement vers les autres, ça m'arrive, ne vous inquiétez pas, mais ce n'est pas non plus une habitude et ce n'est pas non plus facile. C'est pour ça que je suis un peu renfermé, je ne dis jamais grand chose qui me concerne et puis de toute façon, qui veut savoir ? On dit donc de moi que je suis secret. Bon, après tout, c'est pas totalement faux, je déteste dire des choses trop personnelles, me confier, à moins que la personne en face de moi ne soit spéciale et encore, je n'aime pas me plaindre et râler quand bien même j'ai des problèmes. Ceux des autres sont plus importants que les miens, ceux-là, ils ne valent rien et n'ont jamais rien valu. Oh, vous trouvez que je suis un peu excessif en disant ça ? En plein dans le mille. Je suis excessif, pas tout le temps mais parfois. Je peux prendre des choses très mal, faire tout un plat pour rien ou alors je peux carrément être euphorique. Ouais, l'euphorie et la dysphorie, on se côtoie régulièrement tous les trois. Mais bon. Oh j'oubliais, c'est souvent à cause de cette excessivité qui fait que, quelquefois, il arrive que je puisse me montrer possessif et jaloux. Et cela m'amène aussi à être émotif et susceptible, je prends très mal les remarques que l'on peut me faire, je n'aime pas ça, je ne le supporte plus et ça me donne envie de pleurer en même temps que cela me met dans une colère pas possible. C'est pourquoi j'essaie de faire en sorte de faire la sourde oreille. C'est bien ça, faire la sourde oreille. M'enfin, de toute façon je ne suis pas rancunier, je n'aime pas en vouloir aux autres, je trouve que c'est une perte de temps mais c'est aussi dû au fait que j'ai toujours eu peur de blesser autrui c'est pourquoi, lorsque je ne vais pas bien, j'essaie de m'isoler, j'aime bien être seul quelquefois, ça me permet de rêver, d'idéaliser le monde, de contempler sa beauté, oui je sais je suis assez rêveur quand je m'y mets. Mais rêver me permet d'être ouvert d'esprit, compréhensif et profondément bienveillant. Néanmoins, tout cela, le fait que je sois plutôt amical et attentionné, cela ne m'empêche pas non plus d'être parfois aussi têtu que maladroit et c'est souvent à cause de cette stupide maladresse que je me montre assez prudent voire parfois un peu craintif. Et puis, cette prudence engendre d'autres traits de caractère chez moi, comme ma nature profondément pacifique et la maturité qui va avec sans oublier l'intelligence. Ne croyez pas que je me jette des fleurs, au contraire, on me dit parfois que je suis trop modeste, mais je prends ça à la rigolade, je n'y accorde pas trop d'importance.
Mais ne vous fiez pas non plus trop à tout ça, même si j'ai le sens de l'humour et que je suis assez à l'écoute des autres, je suis parfois quelqu'un de très pessimiste.

Une dernière chose. Les préjugés des gens font qu'ils pensent que je saute sur tout ce qui bouge, que je ne sais pas me contrôler ni mener une relation normale. Détrompez-vous. Je suis quelqu'un de fidèle.

HISTOIRE : Bonjour, je m'appelle Kaseï contemplant les Flammes du Ciel mais vous pouvez m'appeler simplement Kaseï, comme tout le monde. Si vous êtes ici c'est que vous voulez entendre ce que j'ai à dire, mon histoire, ce qui fait de moi ce que je suis aujourd'hui, n'est-ce pas ?
Non ?
Eh bien dans ce cas-là vous pouvez partir car je ne parlerai pas d'autre chose. Mais ne vous en faites pas, je n'en ai pas pour longtemps et, si vous aimez vous délecter de la souffrance d'autrui, restez là.
Vous allez être servis.

Je suis né durant le printemps, une belle saison, une saison où les cerisiers sont en fleurs, où les oiseaux chantent et... Ah non. Je suis né en plein orage. Il pleuvait des cordes à tel point que personne n'est sorti d'aucune tanière.
Et il y avait ma mère dans la pouponnière, en compagnie de l'un des guérisseurs et mon père qui attendait dans un coin, visiblement inquiet.
Il y a eu ma première soeur. Keyla.
Il y a eu ma seconde soeur. Kori.
Et il y a eu moi. Kaseï.
Trois enfants, deux filles et un fils.
Oh, ne vous dites pas que j'allais me sentir bien seul en tant qu'unique mâle de la portée, ce ne fut guère le cas.
Pour vous résumer mon enfance, je m'entendais bien avec mes deux soeurs mais pas avec la chatte qui me servait de mère, il y avait comme une certaine barrière entre nous, un mur invisible que je ne parvenais pas à franchir et que ma mère non plus. Si du moins elle essayait de le faire. Je n'étais pas non plus spécialement proche de mon père, il n'était pas tellement présent, très occupé par ses responsabilités de chasseur. Je crois qu'il voulait être flambeau. C'est un beau rêve, je crois. Je ne le partage pas. Mais cela ne m'empêche pas de le respecter.
Je respectais mon père et, encore aujourd'hui, je le respecte.
Mais son absence, ajoutée au mur de ma mère et aux petites choses que je n'aimais pas chez Keyla et Kori, tout cela me faisait me sentir bien seul.
N'est-ce pas ironique ?
Au milieu d'une famille un minimum aimante.
Moi, je me sentais.
Seul.

Pour parler des généralités de l'enfance, disons que je n'étais pas le type de gamin à sans cesse aller voir les novices pour leur demander de m'apprendre comment me battre. Je n'aimais pas me battre. Même pour jouer. Je trouvais ça barbare et dénué de sens, d'intérêt. Je n'aimais pas devoir, même pour de la fiction, infliger des blessures à quelqu'un, je n'aimais pas l'idée de faire saigner, d'arracher de la fourrure et de la peau pour un simple territoire pour seul motif une ambition dévorante et une rivalité entre Troupes que je ne comprenais pas.
Je crois que j'étais déjà mature, à l'époque.
Mais là n'est pas le sujet.
C'est durant cette période que j'ai commencé à me rapprocher naturellement de mon père. Car si je ne m'intéressais guère aux combats, la chasse me plaisait bien que je n'étais pas en âge de la pratiquer. J'allais avec lui jusqu'aux abords du camp, jusqu'à ce qu'il me dise de retourner auprès de mes soeurs, jusqu'à ce qu'il juge que je l'avais asse suivi comme ça. Il faisait semblant de s'énerver et je le voyais bien. Comme je voyais bien cette lueur d'amusement et de respect dans son regard.
Mon père me respectait.
Et je crois que, petit, cela m'a fait un choc.
Il était adulte, il était chasseur, il était mon père.
J'étais enfant, j'étais inoffensif, j'étais son fils.
Mais il me respectait comme un égal.
Il me respectait.
Quant à ma mère, c'était une autre histoire. Elle ne m'aimait pas.
Et c'était flagrant. Plus que flagrant. Sauf que quand une mère ne porte pas son enfant, l'un de ses enfants, dans son coeur, c'est souvent le cas pour l'enfant concerné.
Et je n'échappais pas à cette règle universelle.
Je n'aimais et n'aime toujours pas ma mère. Ma mère ne m'a jamais respecté comme le faisait mon père. Et c'était la même chose pour mes soeurs. Du moins durant l'enfance.
Elles et moi nous sommes éloignés, je n'étais pas assez amusant, pas assez comme tout le monde pour rester avec elles. J'étais trop moi, trop prudent, trop timide, trop renfermé, trop moi, oui, en somme.
Et puis un jour, je devais avoir presque six lunes, j'ai rencontré quelqu'un.
En fait, c'était un autre chaton de la pouponnière, il avait la moitié de mon âge, soit presque trois lunes, et je l'aimais bien. Je l'aimais vraiment bien. Beaucoup. Vraiment beaucoup.
Mais même si je ne le connaissais pas, je me suis dit que ce n'était qu'une attirance s'apparentant à de l'amitié. Rien de plus.
Lorsqu'il est mort, quelques jours après, à cause d'un rhume, j'ai beaucoup pleuré. Et je n'ai pas compris pourquoi.

Je suis devenu novice quelques temps après ce drame.
Ca n'a pas été facile.
Mon mentor était un tout jeune chasseur, il venait tout juste de finir son apprentissage. Il n'avait qu'une seule et unique lune d'expérience de chasseur. Mais je lui faisais confiance parce que le meneur lui faisait confiance pour m'apprendre ma voie.
Néanmoins, cela n'a pas été facile.
J'adorais quand il m'emmenait chasser, j'adorais quand il me lançait des défis pour que je ne cesse de vouloir me dépasser ou quand nous allions patrouiller seulement tous les deux, parlant et riant tranquillement. C'était agréable. Mais, en contrepartie, je détestais devoir combattre. Je détestais devoir lui porter des coups, faire semblant de vouloir le blesser et toutes ces choses-là.
Et vous savez quoi ?
Ce n'était pas seulement parce que je n'aimais pas le combat.
Non.
Il y avait une autre raison.

J'étais malheureusement tombé amoureux de mon mentor.
Qui s'en est rendu compte.
Qui a eu la formidable idée d'en parler à mon père.
Qui a eu la merveilleuse idée de venir m'en parler.
Alors on a parlé. Longtemps. Enfin, j'ai parlé. Mon père a plutôt écouté. Il ne comprenait pas. Mais il essayait et c'était ça, le plus important. Je sais qu'il ne m'a pas accepté, pas à ce moment-là. C'est la réaction de ma mère qui l'a fait m'accepter tel que je suis.
Parce que j'ai demandé à en parler à toute la famille, quitte à me dévoiler autant le faire bien et entièrement.
Je vais vous résumer l'affaire.
Mon père n'a rien dit, au début. Ma mère m'a rejeté. Elle ne l'a pas dit dès le début mais je le voyais, j'avais vu la lueur dansant dangereusement dans ses prunelles bleues. Et lorsqu'enfin elle a parlé, ça n'a été que pour m'accabler. Et je me souviendrais toujours du rire de Kori, à côté de moi, son rire sournois et fourbe qui m'a déchiré le coeur. Kori qui avait toujours été proche de ma mère, qui avait les mêmes idées qu'elle, la même vision du monde.
Kori qui m'a rejeté comme ma mère l'a fait.
Et je me souviendrai toujours de l'intervention de Keyla. Keyla qui m'a défendu contre le duo mère et fille cadette, qui a déclaré que j'étais qui je voulais être et que ça n'allait pas changer, que ce n'était qu'une part de moi qu'il fallait accepté. Et j'ai vu l'éclat, dans les yeux de mon père. Le même éclat de respect que j'avais perçu dans ses yeux lorsque j'étais petit.
Mon père me respectait toujours.
Mon père m'acceptait.

Mais aujourd'hui, tout cela est passé.
Aujourd'hui je suis chasseur. Aujourd'hui je suis Kaseï contemplant les Flammes du Ciel. J'ai passé mon épreuve, patrouiller pendant un soir où le crépuscule a teint de ses mille nuances de couleur un ciel étoilé.
Et je mène ma vie.
Je mène ma vie comme je peux.
Et un jour, j'irai découvrir les mille paysages du monde.
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